Georges Mandel

Georges Mandel

Georges Mandel est né en France en 1885. Il a travaillé comme journaliste à Paris et a travaillé pour Georges Clemenceau au ministère de l'Intérieur. Il a également aidé Clemenceau à contrôler la presse et le mouvement syndical pendant la Première Guerre mondiale.

En 1934, Mandel entra au gouvernement en tant que ministre des Postes. Il est également devenu un ardent défenseur d'une alliance militaire avec l'Union soviétique pour contrôler les actions d'Adolf Hitler et de l'Allemagne nazie. Il s'opposa également aux accords de Munich et à la politique d'apaisement. Mandel a été accusé de ceux à droite d'être un belliciste et a affirmé qu'il était influencé par son ascendance juive.

En septembre 1939, Mandel a soutenu que l'armée française devait mener une guerre offensive. Après l'armistice de juin 1940, Mandel est contraint de fuir au Maroc. Cependant, il est arrêté et emprisonné par le général Charles Nogues sur ordre de Pierre Laval.

Winston Churchill, qui a décrit Mandel comme « le premier résistant », a tenté d'organiser son sauvetage, mais sans succès. Mandel a été remis à la Gestapo et avec Léon Blum a été envoyé à Buchenwald. Georges Mandel est renvoyé en France où il est assassiné par la Milice le 7 juillet 1944.

Depuis cinq ans, la France n'avait pas entendu la voix rauque et sans peur de Georges Mandel, l'homme maigre et jaunâtre qui était né Jéroboam Rothschild, élevé comme l'enfant de Clemenceau, et avait été le dernier ministre de l'Intérieur de la Troisième République. Il s'était enfui au Maroc après la débâcle de 1940. Il réveillerait l'Empire, s'écria-t-il, pour qu'il continue de se battre. Vichy et la Gestapo l'ont attrapé et emprisonné, l'ont enterré en silence. En juillet dernier, dans un détour de la forêt de Fontainebleau, les milices de Joseph Darnand de Vichy l'ont massacré à la manière des gangsters.

Mais la semaine dernière, Georges Mandel s'est de nouveau adressé à la France, toujours aussi rauque et sans peur. Sur son cadavre criblé de balles avaient été trouvés un paquet de bouts de papier au crayon et un petit carnet. Oubliés par les assassins, les restes ont été sauvés par un fonctionnaire fidèle, remis à la maîtresse dévouée de Mandel, blonde, Junoesque Madame Beatrice Bretty de la Comédie Française. Maintenant, avec la permission de Madame Bretty, ils ont été publiés dans le vieux journal de Mandel, l'Ordre de droite.

Forces de la hache. Mandel a écrit sur ses souffrances intenses en captivité. C'était physique : il n'arrivait pas à dormir, son corps frêle était rongé par la douleur. Mais il ne se rendrait pas. Il s'adressa au maréchal Pétain : « Je suis honoré d'avoir mérité cette haine [allemande] car, en fidèle disciple de Clemenceau, j'ai toujours appliqué une volonté inébranlable à la tâche de maintenir pour la France la place dans le monde qui lui était assignée. à elle par la victoire de 1918. .

« Vous n'aviez qu'une issue, me condamner sans jugement. Les Allemands doivent être des maîtres très exigeants. N'est-ce pas votre ministre de la Justice qui a dit : 'Ils nous poussent à coups de pied au cul.' Je vous laisse sur ces mots : « Je vous attendrai à la chute des forces de la hache. C'est la vengeance la plus merveilleuse et aussi la seule réparation que puisse désirer un Français qui jusqu'à son dernier souffle n'a eu qu'une religion, celle de son pays.

La France a fièrement accepté cet héritage de patriotisme. Puis elle honora le donateur d'une manière toute française. A la Comédie Française Madame Bretty a joué son premier rôle de théâtre (Lisette dans Le Légataire Universel) depuis la libération. Des applaudissements nourris de l'assistance, vague après vague, pour elle et pour Georges Mandel.


MANDEL, GEORGES

MANDEL, GEORGES (Louis (pas Jéroboam représenté par les antisémites) Rothchild 1885-1944), homme d'État français, né à Chatou, près de Paris. Mandel est devenu un proche collaborateur de Georges Clemenceau en 1903, après avoir rejoint l'équipe de Clemenceau à L'Aurore, un quotidien radical qui milite pour la réhabilitation d'Alfred *Dreyfus. Lorsque Clemenceau devient premier ministre en 1906, il nomme Mandel à la tête de son cabinet (chef de cabinet), poste que Mandel occupa jusqu'en 1909, puis de 1917 à 1919 dans le cabinet de guerre de Clemenceau. Au plus fort de la Première Guerre mondiale, Mandel fut chargé des procès pour trahison et défaitisme. En 1920, il a été élu député et après 1935, il a été nommé ministre à plusieurs reprises. En tant que ministre, il a exhorté la France à se réarmer rapidement pour faire face à la menace du national-socialisme allemand et, en 1936, il s'est opposé à la remilitarisation de la Rhénanie par l'Allemagne. En tant que ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Paul Reynaud (de mai 1940 à la chute de la France), Mandel a ordonné l'arrestation de nombreux sympathisants nazis présumés et a également interné des réfugiés juifs d'Allemagne et d'Autriche. Après la retraite des troupes françaises, il s'oppose à la politique de capitulation et de collaboration de Pétain et de Laval. Pétain fait arrêter Mandel à Bordeaux, mais à sa libération il se rend au Maroc pour organiser la reprise des combats. Arrêté une seconde fois, Mandel est conduit en prison en France et assassiné par la milice de Vichy en 1944. Mandel ne participe pas à la vie de la communauté juive.


George Mandel-Mantello

George Mantello (né George Mandl ou Mandel) était un diplomate juif qui, tout en travaillant pour le consulat salvadorien à Genève, en Suisse, a sauvé des milliers de Juifs de l'Holocauste en fournissant des papiers fictifs de citoyenneté salvadorienne et en faisant connaître la déportation des Juifs de Hongrie vers le camps de la mort.

Mantello est né en 1901 de parents juifs orthodoxes à Bistrie, en Transylvanie, qui à l'époque faisait partie de l'Autriche-Hongrie et qui est aujourd'hui la Roumanie. Après le début de la Première Guerre mondiale et l'annexion de la Transylvanie à la Roumanie, il s'installe à Kolozsvar (Cluj) et plus tard à Budapest.

En 1928, il épousa Irene Berger, et leur unique enfant, un fils, naquit en 1930.

À l'origine fabricant de textiles, à l'âge adulte à Bucarest, il a rencontré le consul salvadorien, le colonel José Arturo Castellanos, dans les années 1930. En 1939, Castellanos le nomme consul honoraire pour la Hongrie, la Roumanie et la Tchécoslovaquie. Le poste fournissait un passeport diplomatique salvadorien, un atout précieux à cette époque. À cette époque, Mandel a changé son nom en Mantello, considérant vraisemblablement Mantello plus approprié pour un fonctionnaire latino-américain. Il était à Vienne en 1938 lorsque les nazis ont annexé l'Autriche, et en 1939, il a vu les Allemands entrer à Prague.

En 1941, il décide de liquider ses affaires en Europe de l'Est et de s'installer en Suisse. En décembre, la déclaration de guerre contre les puissances de l'Axe par le Salvador et la plupart des autres pays d'Amérique latine a trouvé Mantello toujours en Roumanie et maintenant le représentant d'une puissance ennemie. En tant que diplomate, il aurait dû pouvoir retourner directement &ldquohome&rdquo en Suisse, siège diplomatique d'El Salvador&rsquo pour l'Europe, mais en raison apparemment d'une confusion d'identité, il a été détenu illégalement à Zagreb où il a passé des mois en "arrestation à l'hôtel". il s'enfuit à Bucarest déguisé en copilote d'un petit avion militaire. De là, il a voyagé en train jusqu'en Suisse, utilisant la fausse identité d'un officier roumain et dans la peur constante d'être découvert. Enfin à l'abri, Mandel-Mantello est nommé en août par Castellanos comme premier secrétaire du consulat salvadorien à Genève. Il occupera ce poste tout au long des années de guerre et à partir de là, ses efforts de sauvetage extraordinaires ont été lancés.

En 1944, il a monté son effort le plus ambitieux - arrêter la déportation secrète des Juifs de Budapest à Auschwitz par Adolf Eichmann. Il a commencé à émettre des papiers de nationalité salvadorienne, avec le colonel Castellanos. Castellanos avait demandé à Mantello de demander l'approbation du principal juriste du Salvador, le Dr Gustavo Guerrero, qui résidait alors en Suisse. Guerrero a soutenu l'effort. Dans de nombreux cas, ses papiers étaient transmis par des diplomates et distribués secrètement. Plusieurs centaines de ces documents ont été préparés individuellement et écrits sur des machines à écrire ou même à la main. Ce fut un travail de longue haleine, accompli par Mantello, son assistant, Mathieu Muller, et une petite équipe dévouée de cinq étudiants suisses. Lors de la soudaine crise hongroise de 1944, l'équipe est passée à douze. En toute urgence, il a préparé plusieurs milliers de papiers protecteurs. Aucun frais n'a été facturé pour les papiers.

Avant 1944, les Juifs de Hongrie avaient survécu dans une paix relative. Après l'invasion allemande du 19 mars, la déportation massive des Juifs hongrois vers les camps de la mort a immédiatement commencé. Sous certaines menaces, Mandel-Mantello a demandé à un ami diplomate roumain et ancien partenaire commercial du frère de Mantello Josef Mandel, le Dr Florian Manoliu, qui était en poste en Suisse de se précipiter en Transylvanie afin de remettre les papiers à sa famille vivant à la campagne là-bas. Il quitte la Suisse pour Bucarest le 22 mai. Le voyage est lent et Manoliu arrive trop tard. Toute la famille Mandel avait été déportée quelques jours plus tôt. Les parents de Mandel-Mantello et des dizaines de proches de la campagne hongroise ont péri à Auschwitz.

Lors de son voyage de retour, le diplomate roumain a fait appel au consul de Suisse Carl Lutz à Budapest, lui-même engagé dans une vaste action pour sauver les Juifs. Le consul accueille favorablement les papiers salvadoriens vierges supplémentaires, puis lui et son assistant hongrois, Moshe Krausz, ont donné à Manoliu une copie du "Protocole d'Auschwitz". C'était le premier rapport entièrement fiable sur les camps de la mort. Il avait été préparé par deux jeunes juifs slovaques, Rudolf Vrba et Alfred Wetzler (également connu sous le nom de Josef Lanik), qui s'étaient miraculeusement échappés d'Auschwitz le 7 avril 1944. Ils avaient tous deux travaillé dans le camp de la mort pendant près de deux ans comme commis, et leurs compétences les ont non seulement maintenus en vie, mais leur ont également donné la chance de connaître en détail le fonctionnement de l'usine de meurtres. À la fin du mois d'avril, ils avaient préparé un rapport de 26 pages, connu sous le nom de « Protocoles d'Auschwitz ».

Après son retour à Genève, Manoliu a immédiatement remis le document à Mantello et à son frère Josef à 2 heures du matin le 21 juin. Les frères se sont assis et ont fait un résumé du « Protocole » au cours de la même nuit. Avec l'aide d'amis suisses haut placés, il l'a ensuite diffusé dans la presse locale et internationale. La nouvelle d'Auschwitz a provoqué un tollé public sans précédent en Suisse, en Suède, puis dans les pays anglophones. Les gouvernements étaient assis sur des rapports sur les camps de la mort depuis 1942, mais ils ne les ont jamais rendus publics. Cette fois, c'était différent, car Mantello s'est adressé directement au public, brisant la censure en temps de guerre. Pour la première fois, les atrocités contre les Juifs d'Europe ont fait la une des journaux en Occident.

Le 7 juillet 1944, surpris par l'ampleur du tollé international, l'amiral Horthy ordonne l'arrêt des déportations et Eichmann est rappelé en Allemagne. Les Juifs de Budapest ont eu un sursis inattendu de trois mois. Le 15 octobre, Eichmann est renvoyé à Budapest pour terminer sa mission. La publication des Protocoles d'Auschwitz par Mantello a perturbé le calendrier de déportation d'Eichmann, ce qui a sauvé la vie de dizaines de milliers de personnes.

Après la guerre, Mandel-Mantello a continué en tant que philanthrope et homme d'affaires. Ses actions sont devenues célèbres et il a reçu une certaine reconnaissance internationale lorsqu'il est décédé à Rome, où il s'est installé après la guerre, en 1992 à l'âge de 90 ans. Sa première épouse, Irene, était décédée dans les années 1940 et Mantello s'est remarié par la suite et a eu un deuxième fils et une fille. Il a fait de fréquents voyages en Israël.

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Voici la véritable histoire traumatisante derrière pourquoi Howie Mandel a une peur irrationnelle des germes

Tout le monde sait que Howie Mandel n'aime pas les germes. L'Amérique a du talent juge et ancien animateur de Deal or No Deal a une peur tellement irrationnelle des germes qu'il ne serrerait pas la main des concurrents de son émission. Le plus proche qu'il obtiendrait était un coup de poing. Mandel souffre de mysophobie (une peur irrationnelle des germes), mais cela lui vient honnêtement, et une fois que vous aurez compris les origines de sa mysophobie, vous comprendrez mieux pourquoi il est comme il est.

Tout d'abord, sa mère et sa grand-mère étaient des monstres soignés. En fait, sa mère était si mauvaise que, lorsque les gens venaient rendre visite à Mandel quand il était bébé, sa mère notait où les visiteurs touchaient le berceau et le désinfectait dès qu'ils partaient. Cependant, cela n'a fait qu'amorcer Mandel pour sa peur des germes. Un incident, relayé dans son autobiographie de 2009, Voici l'accord : ne me touchez pas, explique les origines exactes de cette peur.

Mais le facteur décisif, ce qui a sans aucun doute poussé le jeune Howie à bout et l'a condamné à une existence obsédée par les germes à ce jour, doit être ce qui lui est arrivé lors d'un voyage en famille en Floride alors qu'il n'était encore qu'un petit enfant.

Un phlébotome a pondu des œufs en lui, et des larves se sont développées visiblement juste sous la peau de ses jambes.

Un médecin a utilisé de l'azote liquide pour tuer certaines des larves tandis que des collègues médicaux ont regardé Mme Mandel nettoyer le reste au cours de plusieurs séances à la maison.

Trouver des choses qui poussaient sous sa peau était naturellement horrible pour le jeune Howie, et leur retrait était douloureux.
Mandel raconte que chaque fois qu'il pense à ces jours inoubliables, "c'est comme s'il y avait des organismes essayant de se frayer un chemin sous ma peau".

Si vous voulez savoir à quoi cela ressemble, faites une recherche Google (LIEN NON SÉCURISÉ POUR LE TRAVAIL), à moins que vous ne valorisiez le contenu de votre stomatch, auquel cas, croyez-moi sur parole : c'est dégoûtant. Ce sont des œufs d'insectes. Sous la peau. Laissez votre imagination faire le travail.

Quoi qu'il en soit, chaque fois que je penserai à la phobie des germes de Mandel à partir de maintenant, je comprendrai. Et puis je vais me baigner dans de l'eau de javel et m'envelopper dans un saran pour que plus personne ne me touche.


Émissions de télévision

&apoSt. Ailleurs&apos 

D'autres offres pour la star montante de la comédie ont rapidement suivi. Il a servi en première partie du spectacle de la chanteuse et interprète Diana Ross & apos à Las Vegas, et a finalement décroché un rôle dans le drame acclamé par la critique. Saint-Ailleurs. Débutant en 1982, la série se déroulait à St. Eligius, un hôpital urbain délabré. Ce fut l'une des premières émissions à présenter des cas et des techniques médicales de manière réaliste et granuleuse. Mandel a joué le médecin des urgences Wayne Fiscus dans la série, qui mettait également en vedette William Daniels, Ed Begley Jr., Denzel Washington et David Morse.

En plus de travailler sur Saint-Ailleurs, Mandel a continué à faire de la comédie stand-up ainsi que du travail de voix off. Il était la voix derrière la créature Gizmo dans le film à succès Gremlins (1984) et sa suite Gremlins II : le nouveau lot (1990). Mandel a également exprimé plusieurs personnages dans le spectacle pour enfants animé Bébés Muppet.

&aposBobby&aposs monde&apos

Peu de temps après Saint-Ailleurs terminé en 1988, Mandel s'est essayé aux sitcoms. Son premier rôle comique était celui d'un escroc qui dirigeait un salon funéraire à Bon Chagrin ! La série n'a duré qu'une saison avant son annulation en 1991. À peu près à la même époque, Mandel a connu un plus grand succès dans le monde de la télévision pour enfants. Il a créé la populaire série animée Bobby&# x2019s monde, qui s'est déroulé de 1990 à 1998. En plus d'être scénariste et producteur exécutif de la série, Mandel a exprimé plusieurs personnages, dont Bobby, un enfant de quatre ans imaginatif et inventif qui a toutes sortes d'aventures.

Relevant un nouveau défi, Mandel est devenu un animateur de talk-show télévisé en 1997. Le Spectacle de Howie Mandel a reçu des critiques mitigées de la part des critiques, mais est resté à l'antenne pendant deux saisons avant son annulation en 1999. Il a présenté son amour des farces dans son prochain projet télévisé, Hidden Howie : la vie privée d'une nuisance publique, qui a été diffusé sur le réseau câblé Bravo. L'émission mélangeait des segments vidéo de Mandel devant une caméra cachée, agaçant les gens ordinaires, avec des scènes comiques basées sur sa propre vie.

&aposDeal ou No Deal&apos

En décembre 2005, Mandel est devenu l'animateur de la série télévisée à succès Accord ou pas d'accord. L'émission offrait aux candidats la possibilité de gagner 1 million de dollars, selon les valises qu'ils sélectionnaient. Mandel a dit Personnes magazine en 2006, "En fin de compte, leurs choix pourraient changer leur vie. C'est déchirant. Je veux qu'ils gagnent. Mais je ne sais pas quel cas détient quoi. Tout ce que je peux faire, c'est souligner leurs chances."

Pendant un temps, Accord ou pas d'accord diffusé plusieurs soirs par semaine à la télévision aux heures de grande écoute, il a été diffusé jusqu'en 2009, bien qu'il ait survécu pendant quelques saisons supplémentaires grâce à la syndication. Mandel a remporté la première nomination aux Emmy Awards de sa carrière pour son travail dans la série en 2008.

En 2018, a annoncé qu'il ferait revivre l'émission à succès pour une autre saison avec Mandel en tant qu'hôte et producteur exécutif.


Georges Mandel

Georges Mandel (5. kesäkuuta 1885 – 7. heinäkuuta 1944) oli ranskalainen lehtimies, poliitikko ja vastarintaliikkeen johtaja.

Georges Mandel, alkuperäiseltä nimeltään Louis George Rothschild, syntyi Chatoun kunnassa Pariisin länsipuolella juutalaisen räätälin perheeseen. Hänen isänsä oli muuttanut alueelle Alsacesta vuonna 1871, jolloin Alsace oli liitetty Saksan keisarikuntaan. Mandel aloitti lehtimiehen työt Émile Zolan ja Georges Clemenceaun perustamassa sosialistissessa L'Aurore-sanomalehdessä, joka oli puolustanut syyttömänä tuomittua Alfred Dreyfusia 1890-luvulla.

Sisäministerinä ollessaan Clemenceau nosti Mandelin mukaan politiikkaan. Mandelista tuli näkyvä fasismin ja natsismin vastustaja, ja 1930-luvulla hänellä oli Ranskassa samantapainen rooli kuin Winston Churchillillä Englannissa. Hän kannatti sotilaallista liittoutumista Neuvostoliiton kanssa ja vastusti Münchenin sopimusta sekä pääministeri Pierre Lavalin suunnitelmaa Etiopian jakamiseksi.

Vuosina 1928-1940 Mandel kuului "tasavaltalaisten riippumattomien" puolueeseen (Indépendants républicains), joka oli konservatiivinen ryhmä ja talouspoliittiselta linjaltaan oikeistolainen.

Saksan hyökättyä Puolaan syyskuussa 1939 Mandel vaati hyökkäyssodan aloittamista Saksaa vastaan. Osa Ranskan oikeistosta syytti häntä sodanlietsojaksi ja juutalaisten etujen ajajaksi. Toukokuussa 1940 Mandel nimitettiin sisäministeriksi Paul Reynaudin hallitukseen. Hän vastusti aselepoa Saksan kanssa kesäkuussa, ja kieltäytyi brittien tarjouksesta nousta samaan lentokoneeseen, jolla Charles de Gaulle pakeni maasta.

Mandel yritti taivutella presidentti Albert Lebrunia ja muita poliitikkoja matkustamaan Ranskan Pohjois-Afrikkaan ja jatkamaan taistelua sieltä käsin. Mandel lähti Marokkoon höyrylaiva Massilialla 21. kesäkuuta 25 muun henkilön kanssa, joukossa enimmäkseen sosialisteja, juutalaisia ​​ja radikaalipuolueen jäseniä.

Mandel pidätettiin Marokossa 8. elokuuta 1941 Vichyn hallituksen pääministeri Pierre Lavalin määräyksestä, ja luovutettiin Ranskaan tuomittavaksi. Churchill piti Mandelia "ensimmäisenä vastarintataistelijana" ja yritti järjestää tämän vapaaksi. Hänen mielestään Mandel olisi ollut de Gaullea sopivampi johtamaan Vapaan Ranskan joukkoja.

Marrakuussa 1942 Vichyn hallitus luovutti Mandelin Gestapolle, joka siirsi hänet Buchenwaldiin. Heinäkuussa 1944 hänet vietiin takaisin Pariisiin, ja 7. heinäkuuta Vichyn hallituksen miliisit teloittivat hänet Fontainebleaun metsässä. Georges Mandel sur le haudattu Passyn hautausmaalle.

Suomen Kuvalehti julkaisi jatkosodan aikana Ilmari Turjan päätoimittajakaudella Georges Mandelia herjaavan antisemitistisen artikkelin otsikolla "Eräs Jerobeam Rotschild, josta tuli Georges Mandel". [1]


Harvey Mandel

Le guitariste autodidacte Harvey "The Snake" Mandel est un innovateur musical dont le style de guitare est issu du blues électrique de Chicago de sa jeunesse. Il a aidé à développer des techniques de jeu telles que le tapotement du manche à deux mains et l'utilisation d'un feedback soutenu et contrôlé au milieu des années 60. Il a joué avec tout le monde, de Charlie Musselwhite (qui l'a surnommé "le serpent") et Canned Heat à Jimmy Witherspoon, Bob Dylan, John Mayall et les Rolling Stones. Bien qu'il soit surtout connu pour sa version torride et torride du classique de jazz "Cristo Redentor" de Duke Pearson, Mandel est aussi à l'aise avec le funk, le psychédélisme, le surf et le hard rock qu'avec le blues et le jazz, comme en témoigne sa trilogie qui a commencé avec Baby en 1971. Batter, s'est poursuivi jusqu'à la date instrumentale post-psych-rock spatiale de 1972, The Snake, et le funky Shangrenade de 1973. Toujours au bon endroit au bon moment, Mandel a brièvement remplacé Henry Vestine dans Canned Heat – son troisième rendez-vous avec le groupe était à Woodstock – puis a continué à tourner et à enregistrer avec eux à travers Future Blues et Historical Figures et Ancient Heads. Il a joué à son tour dans le premier groupe Blues Breakers de Mayall, apparaissant sur les albums phares USA Union et Back to the Roots. Il a même travaillé avec les Ventures sur Rock 'n' Roll Forever. Lorsque le guitariste des Rolling Stones, Mick Taylor, a quitté le groupe, Mandel a auditionné pour être son remplaçant : il a coupé deux morceaux qui sont apparus sur Black and Blue de 1976 : "Hot Stuff" et "Memory Motel". Mandel a passé les années 1980 et 1990 en tant que joueur de session et a joué ses propres concerts avec un trio ou un quatuor. Au 21e siècle, Mandel a contracté un cancer et le combat depuis 2011 en subissant plusieurs interventions chirurgicales. Déclaré sans cancer en 2014, il a repris l'enregistrement sous son propre nom pour de bon, publiant cette année-là l'offre hybride jazz-rock Planetary Warrior et le très acclamé Snake Pit en 2016.

Mandel est né à Detroit le 11 mars 1945 et a grandi à Chicago. Il a commencé à jouer de la guitare au début de son adolescence et a trouvé son inspiration dans le son des Ventures. De nouvelles perspectives d'appréciation de la guitare se sont ouvertes pour lui une fois qu'il a eu la chance d'entendre des musiciens comme Buddy Guy dans les petits clubs de blues des côtés ouest et sud de Chicago. Mandel a appris et joué avec des grands comme Guy, Albert King, Muddy Waters et Otis Rush. Il a obtenu son surnom, "The Snake", du maître de la harpe de blues Charlie Musselwhite, qui admirait la façon dont la main gauche de Mandel serpentait sans effort de haut en bas du manche de la guitare. Plus tard, il a pris le surnom de "The King of Sustain", pour les longues sonneries qu'il était capable d'amadouer avec son instrument.

La carrière solo de Mandel a commencé à la fin des années 60, après que son manager en poste lui ait fait signer un contrat avec Philips, un label distribué par Mercury Records. Le premier album de Mandel, Cristo Redentor (1968), a été bien accueilli sur la scène radio underground alors en pleine croissance en Californie, et il l'a suivi avec deux autres albums pour Philips : Righteous en 1969 et Games Guitars Play en 1970. En 1971, il a enregistré Baby Batter pour le label Janus Records, et cette société a ensuite sorti un album intitulé The Best of Harvey Mandel en 1975.

En 1972, Mandel a produit un groupe de musiciens de la région de Chicago sur Get Off in Chicago, un album de jam-session enregistré en trois jours. Après une brève tournée avec John Mayall en Europe en 1972, il enregistre The Snake en 1972, Shangrenade en 1973 (avec une apparition invitée de Bobby Lyle au clavinet) et Feel the Sound of Harvey Mandel en 1974, le tout pour le label Janus. Pendant une grande partie du reste des années 70 et 80, Mandel a effectué des engagements en club, malgré son manque de record. Dans les années 80 en Floride, où il avait de la famille, il a passé du temps dans un groupe maison à Woody's, un club appartenant au guitariste des Rolling Stones Ronnie Wood.

Le travail de session de Mandel est un bref who's who des grands du blues et du roots-rock - il comprend des albums avec les Rolling Stones, John Mayall, Canned Heat (un groupe dont il faisait partie dans les années 60 et à nouveau dans les années 90), Musselwhite, Barry Goldberg, Jimmy Witherspoon, Don "Sugarcane" Harris, Dewey Terry, Freddy Roulette, Bobby Keys, et finalement, même ses héros les Ventures. (Pour une grande idée du génie du jeu de Mandel, prenez le premier album de Charlie Musselwhite pour le label Vanguard, Stand Back! Here Comes Southside Blues Band de Charlie Musselwhite.)

Jamais chanteur, mais toujours guitariste inventif et respecté, l'attrait commercial de Mandel a été limité par son éclectisme naturel et sa curiosité pour les différents styles. Comme le pianiste de blues et de jazz Mose Allison, Mandel joue un mélange de styles sur son instrument, contournant toujours la frontière entre le blues et le rock. En conséquence, sa base de fans, bien que dévouée, est quelque peu fracturée, car ce sont soit des fans de son jeu rock, soit de son matériel plus blues.

Au début des années 90, Mandel est retourné dans la région de la baie de San Francisco, où il a enregistré une série d'excellents albums pour le label Western Front Entertainment basé à Chicago. Twist City, une sortie en 1993, a reçu de bonnes critiques. À l'été 1995, il sort Snakes & Stripes pour le label Clarity Recordings et reçoit son propre volume dans la série Chronicles, qui compile des éditions remasterisées de ses trois premiers albums. Un an plus tard, il était co-vedette avec Henry Kaiser, Steve Kimock et Freddie Roulette sur The Psychedelic Guitar Circus. Son set de blues audacieux Planetary Warrior est apparu en 1997 sur son propre label Electric Snake Productions.

Il a commencé le 21e siècle avec Lick This, une « collaboration techno » autoproclamée avec son fils Eric Mandel en tant que chanteur principal. Ils l'ont suivi avec le West Coast Killaz orienté hip-hop en 2003. La même année, le guitariste a sorti NightFire avec Harvey Mandel/Freddie Roulette. Bien que le guitariste ait tourné et joué en club et à quelques dates de session, il a fallu encore trois ans avant la sortie en studio de Harvey Mandel & the Snake Crew. Il a passé deux ans à enregistrer et à tourner avec le "Chicago Blues Reunion" en 2008. Un an plus tard, il a sorti Harvey Mandel & the Snake Crew: Live. La même année, Mandel et Larry Taylor se sont réunis avec Fito de la Parra et le reste de la formation actuelle de Canned Heat pour donner certains spectacles lors de la tournée du groupe. (Les trois hommes faisaient tous partie de l'émission du groupe à Woodstock en 1969.) Mandel a officiellement rejoint Canned Heat en 2010. De nombreuses rééditions de catalogues - certaines d'origine plutôt suspecte - et des compilations de Canned Heat sont apparues au cours des années suivantes. En 2015, Cléopâtre a publié Snake Box, qui a rassemblé les cinq premiers albums solo de Mandel et a ajouté un sixième disque de raretés. En novembre 2016, le guitariste a sorti Snake Pit pour Tompkins Square, c'était son premier album largement distribué en 20 ans. Coproduit par le guitariste avec le patron du label Josh Rosenthal, il a été enregistré pendant deux jours aux Fantasy Studios de Berkeley, en Californie. Mandel a fait équipe avec le claviériste Ben Boye, le batteur Ryan Jewell, le guitariste Brian Sulpizio et le bassiste Anton Hatwich, dont aucun ne s'était rencontré ou avait répété ensemble avant les sessions. Il l'a suivi avec Snake Attack and Dragons at Play, entièrement auto-écrit et enregistré en 2017.


Sommaire

Modificateur Jeunesse

Né Louis George Rothschild à Chatou d'Edmond Rothschild, tailleur, et d'Henriette Mandel [ 2 ] , surnommée Hermine [ 3 ] , il reçoit son éducation à Paris dans la pension Springer, rue de la Tour-d'Auvergne [ 4 ] . Au cours de sa bar-mitzvah au temple Victoire, il évoque l'Alsace opprimée à reconquérir [ 4 ] .

Il s'engage très jeune en faveur d'Alfred Dreyfus et se lance dans le journalisme à 17 ans [ 2 ] . Soucieux d'éviter d'être assimilé à ses homonymes (la famille de banquiers du même nom, qui comportait dans ses rangs un Louis de Rothschild (en) , et son propre oncle maternel, Louis Mandel), il choisit le pseudonyme de Georges Mandel , adoptant à la fois le nom de sa mère et un prénom différent de son état civil [ 2 ] . Il entre à 21 ans à L'Aurore, le journal de Georges Clemenceau qui a fait paraître l’article J'accuse d'Émile Zola. Il suit ensuite son patron dans ses journaux.

Quand, en 1906, Clemenceau accède à la présidence du Conseil, Mandel saisit l'occasion de participer à l'action gouvernementale, ce qu'il réalisera pleinement en 1908, malgré les peu amènes que Clemenceau aurait prononcé à son endroit (« Il n'a pas d'idées mais il est prêt à les défendre jusqu'à la mort [ 5 ] » ou « Quand c'est moi qui pète, c'est lui qui pue [ 6 ] , [ 7 ] , [ 8 ] , [ 9 ] ! »).

Première Guerre mondiale (1914-1918) Modificateur

Au début de la Première Guerre mondiale, physiquement inapte, il est facilement réformé. Restant à L'Homme libre, il suit Clemenceau à Bordeaux en septembre, puis revient à Paris en décembre, L'Homme libre être devenu L'Homme enchaîné par la censure [ 10 ] . Fidèle serviteur de Clemenceau, il devient son chef de cabinet en novembre 1917 .

Député et ministre (années 1920-1930) Modificateur

Après ses échecs aux législatives de 1910 à Levallois (Seine) et à celles de 1914 à Castellane (Basses-Alpes), Georges Mandel se présente à Lesparre, dans un Médoc, qu'il ne connait pas [ 11 ] . Il est finalement élu en novembre 1919 député modéré de Gironde à l'occasion de la vague Bleu horizon de droite. Il défend en 1920 le projet de rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Vatican. Cette prise de position lui vaut des quolibets antisémites de députés de gauche — Alexandre Varenne en tête — mais aussi de Jules Uhry ou Pierre Valude [ 12 ] qui reprennent des rumeurs l’accusant d’être un Rothschild,

Il est également élu président du conseil général de la Gironde [ 13 ] en novembre 1919 et maire de Soulac en décembre 1919 .

Lors d'une grève des postiers à Nice (Jean Baylot était secrétaire général du Syndicat national des agents des PTT), il fait venir des postiers de Paris pour briser la grève [ 14 ] .

Il perd son mandat en 1924 face au Cartel des gauches, mais, après ce premier déboire, il est réélu continûment sous l'étiquette « indépendant » [ 13 ] aux élections de 1928, de 1932 et de 1936 jusqu'à 1940.

En 1932, il se porte à la présidence du groupe Indépendant de la chambre des députés. Puis il s'affirme comme ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones entre 1934 et 1936 : il y fait supprimer la publicité sur les ondes d'État, fait installer le premier studio de télévision au ministère, et inaugure l'Air Bleu, la première ligne postale aérienne [ 13 ] .

Il réforme avec une remarquable fermeté l'administration des PTT, autant du point de vue de sa gestion administrative que sous l'angle de son adaptation technique. C'est sous son égide que la première émission officielle de la télévision française est diffusée le 26 avril 1935 .

Dans les années 1930, il élève la voix pour avertir des dangers de l'Allemagne nazie. Le ministre opposé à tout compromis avec les totalitaires ne change pas de ton. Il, en 1935, la condamnation par la Société des Nations du rétablissement du service militaire obligatoire par Adolf Hitler, puis s'oppose à Pierre Laval sur la question de la guerre d'agression contre l'Éthiopie par l'Italie de Benito Mussolini.

En 1934, il assiste aux obsèques d'Edmond de Rothschild et, en 1936, il répond favorablement à l'appel du grand-rabbin Cohen en faveur des réfugiés [ 4 ] .

Après la victoire du Front populaire, il critique les réformes sociales du gouvernement Blum, qui risquent selon lui d’affaiblir la productivité française face à la menace de l’Allemagne nazie en plein réarmement, où les ouvriers fournissent un travail accru.

Ministre des Colonies (1938-1940) Modifier

Après la chute du Front populaire, il est nommé ministre des Colonies (avec pour directeur de cabinet André Diethelm), d' avril 1938 à mai 1940 , et s'emploie, tout en luttant contre les mouvements nationalistes au Maghreb, à préparer l'empire colonial français à un conflit qu'il sent inévitable. Cet homme de droite propose alors une alliance avec l'Union soviétique pour faire face à la menace hitlérienne, dont le danger pour la France lui paraît primordial, puis proteste contre les accords de Munich.

Il signe les « décrets Mandel » du 16 janvier 1939 et du 6 décembre 1939 , qui régissent les relations entre les Églises et l'État dans les colonies où ne s'applique pas la séparation votée en 1905 et qui s'appliquent encore aujourd'hui dans la plupart des collectivités d'Outre-Mer. Ils permettent à toutes les sensibilités religieuses de bénéficier d’une aide publique, la non-application de la loi de 1905 permettant un financement public du culte. Ces décrets créent une nouvelle catégorie de personne morale de droit public, le conseil d’administration des missions religieuses, pour gérer les biens de ces missions. Placés sous une étroite tutelle de l’État, ces conseils d’administration bénéficient d’avantages fiscaux. Ils s’appliquent en Guyane, Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie et à Mayotte [ 15 ] .

Mandel, véritable homme fort de la droite, est promu en urgence ministre de l'Intérieur du gouvernement de Paul Reynaud formé le 18 mai 1940 .

Il fait alors arrêter certains des principaux intellectuels favorables à l'Allemagne nazie, notamment les rédacteurs de l'hebdomadaire Je suis partout, Alain Laubreaux et Charles Lesca.

S'il fait tout pour endiguer l'esprit de débâcle qui s'abat sur la France et envisage un « réduit breton » puis un repli sur l'Afrique du Nord pour les forces françaises, il ne peut contrer l'arrivée au pouvoir du vieux maréchal Philippe Pétain, nommé président du Conseil, le 16 juin 1940 , et investi des pleins-pouvoirs constituants par l'Assemblée nationale le 10 juillet 1940 .

Mandel a eu une influence directe dans le choix du nouveau sous-secrétaire d'État à la Guerre, le général (à titre provisoire, nommé le 5 juin 1940 ) Charles de Gaulle, pour représenter la France à Londres, conformément au vœu de Churchill.

Churchill voulait un homme politique conservateur de premier plan, Paul Reynaud ou Georges Mandel, pour réaliser le projet d'une fusion d'États (idée de Jean Monnet, dans la note Union franco-britannique) et à défaut, continuer la lutte sans concession contre les nations de l'Axe.

Mandel a été en partie à l'origine de la détermination du général de Gaulle, le 14 juin 1940 , d'aller à Londres représenter la France libre. Cet épisode est évoqué par le Général dans ses Mémoires de guerre. C'est ainsi que dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 juin 1940 , à la préfecture de Tours [ 16 ] , en pleine débâcle de la France, Mandel lui dit : « Vous avez de grands devoirs à accomplir, général, mais avec l'avantage d'être au milieu de nous tous un homme intact. Ne pensez qu'à ce qui doit être fait pour la France, et songez que, le cas échéant, votre fonction actuelle pourra vous faciliter les choses. »

Le 17 juin 1940 , alors qu'il vient de transmettre le ministère de l'Intérieur à son successeur Charles Pomaret, il est arrêté en plein dîner, dans le restaurant Le Chapon Fin (Bordeaux) par deux officiers supérieurs de gendarmerie, portant un ordre d'arrestation signé de la main du maréchal Pétain au motif de « menées contraires à l'ordre public » . Au même moment et pour le même motif, le général Jules Bührer, officier de l'armée coloniale, ancien membre du Conseil supérieur de la Guerre, et adjoint de Mandel lorsqu'il était aux Colonies, est lui aussi arrêté dans cette même ville. Le prétexte à cette arrestation (préparation d'une rébellion contre le gouvernement) est en réalité un coup monté de la part de l'extrême droite et, notamment, du sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil, Raphaël Alibert, qui obtient l'ordre d'arrestation de la main de Pétain et le fait transmettre au général Robert Lafont, gouverneur militaire de la place. Ce dernier ne les fait pas conduire en prison, mais à la gendarmerie, en attendant d'autres instructions.

La nouvelle de l'arrestation de Mandel se répand en ville et le président de la République, Albert Lebrun, décide d'enquêter lui-même. Il convoque Alibert et le général Lafont. Sous la pression de Lebrun, mais aussi du président de la Chambre Herriot et de celui du Sénat Jeanneney, Pétain fait libérer les deux hommes. Pomaret, qui vient d'être mis au courant, juge cet acte arbitraire comme contraire à l'unité nécessaire à ce moment-là. Pétain reçoit le général Bührer, lequel fait part de l'indignité d'une telle arrestation, devant ses officiers et ce, malgré ses cinq étoiles puis il reçoit également Georges Mandel. Ce dernier déclare à Pétain qu'il le plaint d'être à la merci de son entourage, et plaint également la France de l'avoir choisi. Il exige ensuite réparation. Pétain rédige alors une lettre d'excuses, expliquant que l'arrestation était la suite d'une machination [ 17 ] .

Massilia et procès de Riom Modifier

D'après certains [ 18 ] , le général Edward Spears, officier britannique représentant de Churchill, lui aurait proposé le 16 juin de partir de Bordeaux avec lui et Paul Reynaud, pour former à Londres un gouvernement français en exil (comme la Pologne et la Tchécoslovaquie), en attendant de réaliser le projet d'union franco-britannique [réf. nécessaire] . Georges Mandel aurait refusé par ces mots : « Vous craignez pour moi parce que je suis juif. Eh bien, c’est justement parce que je suis juif que je ne partirai pas demain, cela aurait l’air de dire que j’ai peur et que je m’enfuis ». Pour François Delpla, la raison est plutôt politique, Georges Mandel préférant tenter de poursuivre la guerre dans l’Empire, via un soulèvement en Afrique du Nord, seul espoir de continuer la guerre en France [ 19 ] .

Opposé à l’armistice et au pouvoir autoritaire en voie de constitution, il organise le départ pour l’Afrique du Nord du président de la République, des présidents de la Chambre des députés et du Sénat et de nombreux parlementaires afin de poursuivre la guerre depuis les départements d'Algérie. Paul Reynaud l'autorise de fait à constituer une base arrière à Alger au cas où l'occupant refuserait tout compromis sur la zone Sud non occupée. C'est ainsi que Mandel – qui tint alors à emporter un lourd buste en bronze de Clemenceau – avec vingt-cinq autres députés, dont Pierre Mendès France, Jean Zay, un seul sénateur (Michel Tony-Révillon), sa compagne Béatrice Bretty et sa maîtresse Deva Dassy, s’embarquent sur le Massilia le 21 juin . Arrivé au Maroc le 23 juin , les passagers sont accueillis par une foule vindicative qui les accuse de fuite et de trahison, et le Résident général Noguès est obligé de les mettre en sûreté dans un hôtel de luxe.

Le 8 août 1940 , Georges Mandel est arrêté au Maroc, déféré à la cour de Riom et conduit au château de Chazeron dans le Puy-de-Dôme où se trouvent déjà Paul Reynaud, Édouard Daladier et le général Maurice Gamelin. Tous quatre sont transférés dans un hôtel de Vals-les-Bains et condamnés à la prison à vie par le tribunal d'exception voulu par le maréchal Pétain, le 7 novembre 1941 .

Puis ils sont emprisonnés au fort du Portalet, dans les Pyrénées, sous la garde de gendarmes français.


Portrait of diplomatic rescuer George Mandel-Mantello.

About This Photograph

Biography George Mandel-Mantello (1903-1992), born Gyorgy Mandl, served as First Secretary of the El Salvadoran consulate in Geneva and used his position to issue thousands of Salvadoran citizenship papers to Jewish refugees in Nazi occupied Europe between 1942 and 1944 and initiate a publicity campaign to inform the world about the deportation of Hungarian Jews and the mass murder taking place at Auschwitz. He was the son of a well-to-do orthodox Jewish family from the town of Bistrita in Transylvania. After World War I, when Transylvania was annexed by Romania, he moved to Cluj and later to Budapest. Mandel was a successful manufacturer and financier, and in the 1930s met the Salvadoran diplomat, Col. Jose Arturo Castellanos. Castellanos provided him with a Salvadoran passport and appointed him in 1939 as honorary consul of the El Salvadoran Republic for Romania, Czechoslovakia and Hungary. Despite his diplomatic immunity, Mandel-Mantello was arrested by the Nazis in Belgrade in 1942. Soon afterwards, Castellanos, who had moved to Switzerland to become the Salvadoran Consul, created the post of First Secretary expressly for Mantello. On August 25, 1942, with the support and acquiesence of Col. Castellanos, Mandel-Mantello began issuing Salvadoran citizenship papers to Jewish refugees. Despite their questionable legality, the Nazis felt compelled to recognize these citizenship papers for fear of endangering German nationals living in Latin America. In response to the deluge of requests Mandel-Mantello received from desperate Jews throughout Europe, he expanded his operation, opening a separate office with his assistant, Mathieu Muller of the Agudat Israel, and a team of Swiss students. He worked with several Jewish organizations, which provided photos and personal information for the citizenship papers. Each certificate was copied and notarized. The notarized Photostats were then delivered to the occupied countries by Jewish couriers, Swiss mail and diplomats from neutral states. (The original certificates remained in Switzerland, and in 2009 Mantello's son Enrico donated over 1000 certificates to the United States Holocaust Memorial Museum.) Mandel-Mantello financed the operation himself and did not charge any processing fees. The certificates were sent to Jews in almost every country under Nazi occupation, and their efficacy varied country by country. Some Dutch Jews were sent to a special section of Bergen-Belsen rather than to Auschwitz or Sobibor by virtue of their certificates, and one Belgium Jew testified after the war that holders of these certificates were shielded from deportation. In other countries the certificates had little to no benefit, and frequently they arrived too late to be of use. The Salvadoran papers had their greatest impact in Hungary. On October 30, 1944, when the fascist Szalasi government recognized the Swiss legation as the official representative of the interests of El Salvador in Hungary, Mandel-Mantello sent hundreds of his blank citizenship papers to Swiss Consul Charles Lutz in Budapest, who, in turn, distributed them to Budapest Jews who were threatened with deportation. These papers were among the most prized of the protective documents being distributed by the neutral legations.

In December 1943, Mandel-Mantello succeeded in bringing his son Enrico (originally Imre) to Switzerland. His wife Iren survived the war in Budapest under the protection of Carl Lutz. In May 1944 the anti-Fascist Romanian diplomat Florian Manoliu traveled to Bistrita to hand-deliver Salvadoran certificates to Mantello's own parents and extended family. Tragically Manoliu arrived only a few days after the town's Jewish population and most of Mantello's extended family had been deported to Auschwitz.

In addition to issuing citizenship papers, Mandel-Mantello went to great lengths to publicize reports about the mass murder of European Jewry after receiving a copy of the "Auschwitz Protocols" from the head of the Palestine Office in Budapest in early June 1944 -- these were detailed reports about mass killings at Auschwitz that were based on information provided by escapees from the camp in the spring of 1944, and reports about the deportation of Hungarian Jewry. Though copies of the Protocols had been previously leaked to individuals in the West to little effect, Mandel-Mantello immediately hired students to translate and recopy the reports and then distributed copies to church leaders, diplomats, journalists and government officials. With the backing of prominent Protestant theologians like Karl Barth, Emil Brunner and Paul Vogt, he launched a press campaign which for the first time broke through Swiss censorship regulations that prohibited the dissemination of reports of Nazi atrocities unless they were first published in another neutral country. During the early summer of 1944, more than 400 articles appeared in the Swiss press condemning German atrocities and Hungarian complicity. The press campaign generated protests by the Pope, President Roosevelt, British Foreign Minister Anthony Eden, the King of Sweden and the International Red Cross, all of whom demanded that the Hungarian regent, Admiral Horthy, stop the deportations of Hungarian Jews.

In May 2010, Yad Vashem honored Col. Castellanos as Righteous Among the Nations.


Georges Mandel - History

April 13, 1999 — National Days of Remembrance Ceremony, Rotunda of the US Capitol, Washington DC

The occasion for a new exhibition which opened yesterday here in Washington at the United States Holocaust Memorial Museum is the 60th anniversary of the voyage of the German ship, the St. Louis, into the pages of a shameful history. Many people have heard about this ship carrying over 900 human beings whom no one wanted, or have seen newspaper photographs of the refugees crowding the ship’s railings,
peering across the short distance between exile on the high seas and rescue on the land. The land, within easy view, was entirely outside of reach. Denied entry by Cuba and shunned by the United States, the ship turned back toward Europe. In a humane and merciful moment, four countries agreed to open their doors. Unfortunately, those passengers who were taken in by Belgium, the Netherlands and France soon found themselves once more trapped under Nazi control. The luckier passengers who were sent to England managed to escape the Nazis and, in some instances, help to wage the war against them.

Several weeks ago, I was taken to a work room behind the scenes at the Museum for an early glimpse of a few of the displays and artifacts being prepared for the new exhibition about this chapter from the Holocaust. I walked around the room looking at photographs of passengers and reading descriptive panels about the plight of over 900 Jewish men, women and children reviled by Germany, repulsed by Cuba, rejected by the United States. I came upon a piece of paper covered with signatures. Apparently this was a “thank you” page to Morris Troper, European director for the Joint Distribution Committee, who had devoted himself to saving the passengers and had negotiated their entry into Great Britain, France, Belgium and the Netherlands. As a gesture of gratitude for his great efforts and his leadership on behalf of their plight, passengers had signed their names on a sheet of paper for him to keep. And there, right there on that page of signatures hanging on a wall in the U.S. Holocaust Memorial Museum, there was my mother’s unmistakable handwriting. There was her name, Lea Blumenstock, written in exactly the way she had signed letters and checks, exactly as she signed my report cards from school, our medical insurance forms, her citizenship papers. I stood electrified in front of that name I had seen written hundreds of other times in my life. It was as familiar as her voice or her smile. All the stories about the past transformed themselves in that instant into the living reality of my mother’s distinctive signature there among the rest. She was there on that ship, she signed that piece of paper. What was she thinking? What was he feeling? Was I, an infant, nearby in someone’s arms while she signed, or being held by my father, or in the little stroller they had with them in the photograph of the three of us on the ship’s deck? She signed that paper. My God, we really were there!

Over the years, the St. Louis and its journey to nowhere have taken on qualities of a mythic tale. But for me and about 100 others still able to bear witness (many here in this awesome room today), this story is especially poignant. Its characters and plot line are no fabled product of someone’s heated imagination. WE are the characters, and the plot is the story of what happened to us. The voyage of the St. Louis is my family’s personal life experience. Its outcome determined our fate, shaping my parents’ adult lives and my childhood.

A recognition that the Holocaust itself in all its grotesque horror is about real people in real time — about victims and killers, bystanders and heroes, craven and indifferent observers, self deluded participants, every kind of human being we have encountered in life — this realization that the Holocaust is about real human beings in a civilized world is the reality to which the U.S. Holocaust Memorial Museum bears witness every day. The reality of the event is the Museum’s central educational message: what you see here can happen. And it did happen. It is this reality to which the Museum has already, in six short years, exposed twelve million visitors here in Washington and many more in places where exhibits have traveled or educational materials have been distributed.

Like the disrupted, shattered life histories of millions of Europe’s Jews, my own large family’s experience involved every kind of loss, humiliation and anguish survivors know as well from their Holocaust histories. But our immediate, small family — that is, my father, my mother and myself — we were ultimately much luckier than so many of our relatives.

My childhood was supposed to have played out differently. I was supposed to have grown up as the daughter of a prosperous Viennese family. I was supposed to have had sisters and brothers, aunts, uncles and cousins, grandparents on both sides. It didn’t work out that way.

In the aftermath of Kristallnacht in 1938, my father was sent to Dachau, and his 24-year-old wife was left with their infant daughter and a mission — to get him out however she could. First, she obtained his release with a single ticket to Shanghai. Not wanting to leave for China without us, he attempted crossing into Belgium only to be caught at the border. Finally, she found a way out — tickets to Havana, Cuba for all of us on a ship called the St. Louis.

“`I am not a traveler” is how my mother always described herself. No matter what the circumstances, motion disagreed with her. It was a family joke that she became ill on their honeymoon in Venice when she and my father took a romantic gondola ride. It is no surprise, therefore, that my mother spent most of the St. Louis voyage seasick in the cabin. Photographs on deck show my father on babysitting duty with me. Gaunt and strained from his months in Dachau, he manages a smile for the camera, holding me in his arms or on his lap, in one instance with my mother looking on, her sad, small, wan face also attempting a smile.

After Cuba’s betrayal and America’s rejection, my parents and I were among those passengers blessed with the good fortune of being taken in by England as political refugees. After a brief stay in London, my parents were evacuated to the countryside, to a little town called Spalding, away from the bombing, although I remember well the sounds of sirens warning us of trouble coming, and I remember nights in air raid shelters. Later we moved to Leicester. At first my father worked in the fields — picking potatoes and tulips, I think — but then he was drafted into the British military, and he served throughout the war. He and my mother liked the British and were forever grateful to England for taking them in. Nonetheless, after the war, when my father’s quota number came up (he had a longer wait than my mother because he had been born in Poland), we left England for the United States because family was always the central force in my mother’s life and she wanted to be reunited with her parents and one of her brothers who had made it here.

For most of my life, I could not have stood at a podium and spoken about the St. Louis. It was a subject for the privacy of our family, not material for exposure to public view. For many years, I would have refused an invitation to make a public statement about my family’s personal history. It would have felt like a violation of the most sensitive, most private areas of our lives. My family had enough to do dealing with terrifying memories, with the murder of their relatives, the loss of their homes, and their businesses, their way of life, with the wandering to new lands, the relocation and the humiliation that came with boarding in the homes of strangers, the indignities they experienced in depending on the kindness of distant relatives, their struggles to speak, read and write in a new language, earn a living and begin everything all over, reconstruct their lives in foreign places. All of that was the essence of daily life inside my family. It was our struggle, our history, our wounds and adjustments, our lives behind the door of our apartment.

Yet now I do speak in public. I talk to students who call with questions for their class essays and term papers. I answer journalists’ queries. I do so because I have come to respect the power and cherish the value of memory, both individual and collective memory. I have come to believe in the importance of preserving memory, bearing witness, educating new generations about the events of history, and trying in whatever ways one can to bring the lessons of the past to enlighten present behavior. I do not know for sure that we learn from the past. I have my doubts that recalling evil can make people good. But at least we have to try. As an act of faith, we have to try.

My own memory of the St. Louis is mediated memory, mediated through my parents as they talked for the rest of their lives about those days. The messages and themes I heard repeatedly became my St. Louis voyage. The hotel in Hamburg where we stayed before boarding the ship requested that Jewish guests refrain from entering the dining room, stay out of the lobby and hallways, remain in their rooms. The ship’s captain treated us with dignity and respect my parents always said he was a fine, decent man, an example of a good German. People on board were distraught, suicidal. Roosevelt would not let us in it was incomprehensible, and a “disgrace.” England was good to us. And over and over again, etched in my brain was the message that others had not been so lucky, that we had survived and benefitted because chance was on our side.

These days I often think about my mother and father in Vienna in the early years. I strain to imagine what it must have been like for them then, at that moment in their young lives. They had it all — love, strong families, health, economic success, and high hopes for the future. Life seemed to be promising them the best one could imagine, until history’s nightmare overwhelmed and blotted out their private dreams. They spent the rest of their lives recovering from that nightmare and coping with its effects. And yet they were the lucky ones. They never forgot that.

My mother had the strong, enduring belief that sheer good luck had saved us. Of course, many people with great power over us had much to do with determining our fate but we had virtually no ability to influence them. We were a ship of homeless souls wandering the seas at the mercy of forces and powers that had no knowledge of us as individuals and whose interest in us was shaped by their own power dynamics,
parochial pressures and prejudices. The voyage of the St. Louis took place after Kristallnacht (the Night of Broken Glass, when thousands of Jewish businesses, homes and synagogues were vandalized as people were terrorized), but before the onset of World War II. Nine hundred and thirty-seven people who thought they had escaped were sent back to encounter the War. Those who went to continental Europe experienced the Holocaust the way the rest of its victims did. For one brief moment they had seen the shores of America and glimpsed freedom. The clarity of hindsight tells us that at that moment people could have been saved, action could have made a difference.

As a human community, how can we develop reliable foresight, the will to act, and the skill to move in the right direction, in the right way, at the right time? Today, tens of thousands of people in great distress stare at us from the front pages of newspapers and from television screens. Victims of humankind’s evil impulses and behavior cry out at the last moment of this twentieth century. Their agonies testify to the continuation of a blind and vicious inhumanity we human beings visit on one another. Today, as we gather here to honor the dead, let us cherish the living. As we memorialize the victims of the Holocaust, let us call on the dictates of conscience and morality to find a better way to end this brutal millennium. The great challenge to the civilized world is to remember the past, to learn from it, and above all — above all else — to do better.